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La puissance des corps l’emporte sur le médium dans cette refonte du film culte de Dario Argento par Luca Guadagnino, d’une esthétisation ubuesque pour invoquer une danse émancipatrice qui se serait bien passée de sa maladroite allégorie historique. Déconcertante hypnose que ce remake, qui laisse après quelques fulgurances l’envie de creuser sa mythologie.

 

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Tel un remède miracle à l’après-guerre entre ciel et terre, Michael Powell & Emeric Pressburger livrent une ode pétillante et cosmique au pouvoir de l’amour et de l’amitié, ultime essence de la vie et de l’imagination. Un exercice quelque peu excentrique mais incroyablement poétique et audacieux pour l’époque.

 

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Loin de révolutionner la science-fiction en huis-clos ni ses effets mais, dans sa trajectoire balisée, Daniel Espinosa mène efficacement son vaisseau en mettant à rude épreuve non pas notre épiderme mais nos nerfs. Un survival propre qui va jusqu’à emprunter une certaine cruauté galvanisante.

 

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Entre non-dits douloureux et bonheurs éphémères, Cecilia Rouaud livre une chronique familiale tout à fait insignifiante qui dans la nostalgie ne fait qu’invoquer un petit ennui poli. Le film arrache toutefois quelques sourires et offre de rares moments touchants, sans compter un Jean-Pierre Bacri inévitablement impérial.

 

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Au-delà d’allégories peu subtiles et d’une narration laborieuse, ce premier film de Jean-Pierre Melville peint habilement la résistance française dans le contraste du verbe et du silence, de la barbarie et de l’humanité, dans le magnifique noir & blanc des scènes presque expressionnistes en intérieur magnifiquement filmées. On retient surtout la puissance du contexte de production, filmé clandestinement en 1947, donnant une saveur toute particulière aux propos et enjeux du film.

 

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Une belle passion pour l’écriture et le théâtre se dégage de cet efficace spectacle populaire, habillé d’une mise en scène élégante et d’une énergie solide. Dommage que le film se montre un peu trop didactique, laissant un exercice qui manque cruellement de spontanéité. Un jeu de la mise en scène plein de panache mais un brin formaté.

 

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Une comédie rythmée et douce-amère sur un sujet rare et essentiel – l’accueil des femmes sans-abris – qui apporte quelques rires francs et révèle des actrices non-professionnelles aux personnalités fortes. Quelques débordements et une narration assez chaotique l’empêchent d’être une totale réussite comme un Full Monty, l’une des références évidentes ici de Louis-Julien Petit.